Kimono – aujourd’hui

La production annuelle totale a atteint son apogée en 1971 avec 16 524 684 rouleaux. Pourtant, elle a continué à diminuer d’année en année pour ne plus représenter que 230 211 rouleaux en 2024, soit 1.3% de la production de l’année 1971.


Aujourd’hui, les kimonos authentiques — c’est-à-dire ceux fabriqués à la main selon des techniques traditionnelles — sont particulièrement appréciés pour leur rareté. Les artisans qui perpétuent ces savoir-faire possèdent un patrimoine technique précieux. Mais on considère souvent qu’ils constituent la dernière génération à maîtriser pleinement ces techniques.


C’est triste, mais examinons la situation de plus près à travers les statistiques.
*Selon les statistiques de l’union Kyo-Yūzen. Les chiffres concernent seulement des membres.
*Kyo-Yūzen… « kimono fabriqué à kyoto, au style kyoto


Part respective de
5 techniques de la teinture
2024 sur la production totale

Les techniques de teinture utilisées dans l’industrie du Kyō-Yūzen se répartissent en cinq grandes catégories. Voici leur volume de production respectif pour l’année 2024 :
Teinture au pochoir : 34 872 rouleaux
Teinture à la main : 23 826 rouleaux
Teinture à la cire : 905 rouleaux
Teinture mécanique : 105 750 rouleaux
Teinture jet d’encre : 64 858 rouleaux

Du coup…

Les nouvelles technologies et la teinture mécanique représentent aujourd’hui trois quarts de la production.


La plupart des artisans travaillent seuls ou en très petites équipes

Répartition des établissements selon la taille des effectifs

Les établissements de moins de 10 personnes représentent ainsi 82,3 % du total, ce qui montre la prédominance de très petites structures.
Par ailleurs, les entreprises comptant entre 31 et 40 personnes, encore présentes l’année précédente, ont disparu.

Du coup…

Il n’existe désormais plus aucune entreprise de plus de 31 salariés.

Production moyenne par entreprise

la taille des effectifs 1~34~56~1011~1516~20
Production moyenne (rouleau)2581516213412,22911,861

Du coup…

Si l’on observe l’évolution de la production tous les dix ans, on constate une tendance générale à la baisse. On peut donc dire que même les ateliers utilisant des procédés mécaniques se trouvent dans un marché en déclin. Toutefois, le taux de diminution de la production mécanique reste moins important que celui de la production artisanale.

Avec la baisse de la production et la diminution du nombre d’artisans, les kimonos artisanaux deviennent de plus en plus rares et se transforment en produits encore plus luxes, difficilement accessibles pour les petits amateurs.

Par ailleurs, certains clients étrangers les achètent aussi comme des œuvres d’art destinées à être exposées.


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