Atelier la teinture à l’indigo

Découvrez un atelier de teinture à l’indigo utilisant une technique traditionnelle de nouage !

La teinture par nouage consiste à nouer le tissu à l’aide de ficelles ou d’élastiques avant de le plonger dans un bain de teinture. Le motif naît du contraste entre les zones exposées à l’oxygène et celles qui restent intactes. Même pour un artisan expérimenté, il est difficile de maîtriser parfaitement le résultat final.

Alors, si c’est votre première expérience, laissez-vous porter par la part de hasard !

Pour des raisons contractuelles, je ne peux pas divulguer les détails du lieu, mais j’aimerais vous en faire ressentir l’ambiance.

Bien sûr, ce n’est qu’un aperçu !
Venez le découvrir par vous-même sur place !

Différence entre la teinture à l’indigo traditionnel (aizomé) et synthétique

La principale différence entre l’aizome, teinture traditionnelle à l’indigo, et l’indigo synthétique réside dans le colorant utilisé.

L’aizome repose sur un colorant naturel extrait de plantes, tandis que l’indigo synthétique est obtenu par des procédés chimiques.

La teinture traditionnelle demande du temps et un savoir-faire spécifique, alors que l’indigo synthétique est plus économique et plus facile à utiliser.

Les tissus teints à l’indigo naturel ne déteignent que très peu : avec le temps, leur couleur s’adoucit et ils deviennent plus souples.

À l’inverse, les tissus teints à l’indigo synthétique ont tendance à déteindre sous l’effet des frottements et des lavages. Ce phénomène peut sembler être un inconvénient, mais dans l’univers du jean, il est parfois recherché : les « jeans délavés » en sont un bon exemple.

Ainsi, la teinture à l’indigo naturel comme celle à l’indigo synthétique présentent chacune leurs propres qualités.

▲ retour au sommaire ▲

La plante de l’indigo ?

Le « ai », l’indigo en japonais, désigne un colorant contenant un pigment bleu issu de la transformation d’un composé présent dans certaines plantes.

Ce pigment, appelé indigo (indigotine), permet d’obtenir une teinte bleue indigo lorsqu’il est appliqué sur des fibres.

Le terme « indigo » désigne à l’origine l’indigo naturel (indigo indien), extrait d’une plante cultivée en Inde ; son sens premier est « provenant d’Inde », mais il en est également venu à désigner la substance pigmentaire elle-même.

Au Japon, l’indigo est produit à partir d’une plante de la famille des Polygonacées appelée « tadeai ».

Bien que la teinture à l’indigo soit pratiquée depuis longtemps, ce n’est qu’à l’époque moderne, avec la popularisation du coton, que la culture du tadeai s’est développée à l’échelle nationale et que son usage s’est généralisé.

À l’époque d’Edo (17e-19e siècles), la province d’Awa (actuelle préfecture de Tokushima) était la principale région productrice.

▲ retour au sommaire ▲

Une période difficile : l’interdiction de la culture de l’indigo

L’indigo était profondément enraciné dans la vie quotidienne japonaise jusqu’au XIXe siècle.

Cependant, l’apparition des colorants synthétiques et la diffusion de l’indigo importé d’Inde, moins coûteux et permettant une teinture plus rapide et plus intense, entraînèrent une chute brutale de la production d’indigo japonais.

Et durant la Seconde Guerre mondiale, sa culture fut même interdite afin de privilégier les cultures alimentaires.

À la suite de ces événements, l’indigo faillit disparaître. Le bleu étant une plante annuelle, il faut la cultiver chaque année pour en récolter les graines. Cependant, des artisans de la préfecture de Tokushima poursuivirent secrètement sa culture.

Grâce à eux, l’indigo a pu survivre et la transmission des techniques traditionnelles s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui.

▲ retour au sommaire ▲

L’indigo traditionnel et authentique, il ne reste que quelques artisans

Le pigment d’indigo n’étant pas soluble dans l’eau, il ne peut pas être utilisé tel quel comme colorant ; il est donc nécessaire de faire fermenter les feuilles afin de les transformer en une substance proche du compost et de les rendre solubles.

Les feuilles d’indigo sont finement hachées, puis séchées, avant d’être fermentées et maturées à l’aide de micro-organismes pour obtenir un colorant appelé « sukumo ».

Autrefois, on trouvait dans le commerce des boules d’indigo, obtenues en façonnant le sukumo en forme sphérique. Leur fabrication, qui s’étendait sur plusieurs mois, constituait une caractéristique essentielle de ce savoir-faire. Ce travail ne pouvait être réalisé qu’une fois par an, il fallait plusieurs années pour en maîtriser la technique.

Aujourd’hui, seuls quelques artisans sont encore capables de produire du sukumo.

▲ retour au sommaire ▲

Ce qui rend cette expérience unique, c’est que vous pouvez vous initier à la véritable teinture à l’indigo et repartir avec votre propre création.

Je vous recommande de vous lancer et de multiplier les motifs de shibori afin de profiter pleinement de la part de hasard !

Vous aurez également l’occasion de goûter la teinture !

Pensez à venir avec des vêtements que vous n’avez pas peur de salir !

▲ retour au sommaire ▲

PAGE TOP