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Guide-interprète français – japonais à Kyoto

Atelier Omura kōbō – 大村工房

*« kōbō » signifie « atelier ».

C’est vrai que l’endroit est un peu difficile d’accès, mais la visite en vaut vraiment la peine.
 Tout d’abord, cette zone assez isolée — pourtant située dans la ville de Kyoto, à moins de dix minutes en bus du Pavillon d’or — possède une histoire intéressante.

Selon un ancien récit, des habitants auraient tenté d’y cultiver la terre il y a environ 2000 ans. Mais le sol était trop acide et peu fertile, ce qui empêchait les plantes de pousser. Le lieu fut donc abandonné pendant des siècles, jusqu’après la guerre.

À la fin de la guerre du Pacifique, en 1945, l’un des grands défis du Japon était d’accueillir le retour d’environ six millions de Japonais vivant à l’étranger. L’approvisionnement alimentaire de la population étant considéré comme une priorité absolue, le gouvernement adopta des directives pour lancer des projets de défrichement d’urgence.

La région fut ainsi d’abord transformée en terres d’élevage. Puis, à partir des années 1960, des habitants commencèrent enfin à s’y installer. C’est également à cette époque que les sociétés de transport s’y implantèrent, ce qui permit d’améliorer l’accès à cette zone située sur une pente.

En 1971, alors que la construction de maisons individuelles commençait à se développer, le quartier a été classé zone d’urbanisation, et 2 ans plus tard, dans le cadre de l’aménagement urbain, il fut désigné « zone industrielle spéciale de Haratani », ce qui encouragea les artisans du tissage Nishijin ainsi que des personnes à la recherche d’un logement à s’y installer progressivement.

Les artisans du kimono ont besoin de vastes espaces pour étendre les longues pièces de tissu d’environ 13 mètres. C’est pourquoi ils ont évité le centre-ville, où le prix des terrains augmentait fortement, pour s’installer à Haratani.

La particularité de cet atelier pour une visite est qu’il peut montrer presque toutes les étapes de la fabrication d’un kimono. Habituellement, chaque artisan ne s’occupe que d’une seule étape — c’est le principe même de la spécialisation artisanale. Mais pour les visiteurs qui souhaitent comprendre l’ensemble du processus, il faut souvent faire appel à leur imagination pour relier une étape à la suivante.

M. Omura, lui, travaille dès la phase de conception. Derrière chaque kimono se cache donc une histoire… et il sera heureux de vous la raconter.

Sa technique à la cire

Fubuki zomé—la tempête de neige

Il utilise la technique à la cire « Roketsu zomé » ou « Fubuki zomé (tempête de la neige) » pour avoir un effet moucheté.

C’est une technique rarement utilisée*, vous pouvez essayer de le faire pendant cette activité !
* voir un autre article concernant la production totale du kimono. Le tissu teint avec cette technique est très rare. -> Kimono – aujourd’hui

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